Scolarité et autisme

Une stratégie pour l'autisme

Publication : 18 octobre 2021

Les TSA (troubles du spectre de l'autisme) entraînent des incapacités variables au niveau de la communication et de la socialisation. Handicap fréquent, il touche 1 enfant sur 100. La stratégie nationale pour l’autisme, lancée en 2018, vise à améliorer la prise en charge des personnes autistes. Le point sur sa mise en œuvre.

Recherche d'excellence

10 postes de chef de clinique en pédopsychiatrie ont été créés en octobre 2018. Leurs travaux doivent permettre notamment de mieux comprendre les causes de l’autisme et de développer des technologies et des modes d’accompagnement favorisant l’autonomie. Les nouvelles connaissances acquises pourront ensuite être intégrées dans les formations des professionnels intervenant auprès des personnes autistes. Des centres d’excellence nationaux développent la recherche, les pratiques cliniques innovantes et le transfert des connaissances. Par ailleurs, un groupement d’intérêt scientifique dédié à l’autisme a été mis en place en 2019.

Intervention précoce et soutien aux familles

Une intervention précoce permet aux enfants présentant des signes évoquant des troubles du neurodéveloppement de progresser. Un parcours de soins coordonné pour les moins de 7 ans, financé par l’Assurance maladie, est mis en place. Il comprend un forfait d’intervention précoce afin de financer les bilans diagnostiques et les interventions d’ergothérapeutes et de psychomotriciens. Ces professionnels sont conventionnés et exercent dans le cadre des plateformes d’intervention précoce, déployées sur tout le territoire. Près de 100 plateformes seront installées d’ici la fin de l'année 2021. D’autre part, les médecins généralistes, pédiatres, médecins de PMI (protection maternelle et infantile) et médecins scolaires pourront s’appuyer sur un outil d’aide au repérage des signaux d’alerte. Le soutien aux familles comprend notamment des programmes de formation des aidants et la mise en place de GEM (groupements d’entraide mutuelle) dans les départements.

Scolarisation : rattraper le retard

La diversification des modes de scolarisation dès la maternelle répond aux besoins des jeunes autistes. Pour cela, le nombre d'UEMA (unités d'enseignement maternel autisme) sera triplé. À la rentrée 2020, 247 classes spécialisées ont été créés et 85 nouvelles classes étaient programmées pour la rentrée 2021. Par ailleurs, 100 professeurs ressources, formés aux besoins éducatifs particuliers des élèves autistes, viennent en appui aux enseignants accueillant ces élèves.

Favoriser l'inclusion des adultes

Trop d'hospitalisations inadéquates concernent des adultes atteints de TSA (troubles du spectre de l'autisme). Un plan national de repérage et de diagnostic des adultes autistes en établissements de santé et en établissements médico-sociaux doit permettre de faciliter leur prise en charge. Pour améliorer leur inclusion, il est prévu de développer l'emploi accompagné et les Esat "hors les murs" (établissements et services d'aide par le travail) ainsi que les services d'accompagnement médico-sociaux. La création d'un forfait habitat inclusif doit simplifier leur accès à un logement soutenu par un service médico-social. Par ailleurs, la création d’un certificat national d’intervention en autisme apportera une spécialisation sur l’autisme aux travailleurs sociaux.